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Histoire des noms et des lieux |
La rue Edouard-Petit |
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La rue Edouard-Petit évoque une personnalité médicale qui s'est beaucoup investie à Corbeil. |
Située dans le quartier de la Prairie, la rue Edouard-Petit prolonges les rues d'Alsace-Lorraine et des Chevaliers Saint-Jean jusqu'à l'avenue Carnot. Elle évoque une personnalité corbeilloise très dévouée qui a vécu entre le XVIIIème et le XIXème siècle. |
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Né en 1781, le docteur Edouard Léonard Petit a été élu maire de Corbeil le 26 février 1848. Il était alors âgé de soixante-sept ans. Membre de la Légion d'Honneur et de l'Académie de médecine de Paris, il a été médecin chef de l'hospice civil de Corbeil pendant une quarantaine d'années. Elu conseiller municipal le 18 novembre 1837, il a fait partie de la municipalité dirigée par monsieur Magniant. En 1844, le docteur Edouard petit a plaidé pour une modification des limites entre les communes de Corbeil et d'Essonnes. Il soulignait à l'époque que les deux cités voisines réunissaient dans un cercle très rapproché une population de huit milles âmes dont les intérêts étaient semblables. " Ce qui intéresse, ce qui est utile, ce qui est nuisible à l'une des cités l'est également à l'autre ", a-t-il prononcé. Pour ce précurseur de la fusion entre Corbeil et Essonnes, il était évident que la ville de Corbeil devait étendre son territoire pour pouvoir se développer. L'idée du rattachement des deux communes déjà maintes fois évoquée au fils des siècles refaisait une nouvelle fois surface avec son lot de justifications. " Une vaste prairie, bordée par un canal et séparée par un bras de rivière, se trouve au centre des deux cités ", estimait le docteur Edouard petit. " Cette prairie met un grand obstacle à leur développement et n'offre pas tout l'embellissement qu'elle devrait procurer puisqu'elle est inabordable ", avait-il ajouté. " Non seulement cette grande prairie éloigne Corbeil d'Essonnes, mais elle met une grande distance entre des points qui demandent incessamment à se rapprocher ", avait-il conclu. Ainsi, le docteur Edouard Petit Père proposait la cession par Essonnes des Bas-Tarterêts et la rétrocession à Essonnes de la Quarantaine, ainsi que la plaine Saint-Jean. Une terrible épidémie de choléra L'année 1849 a été marquée à Corbeil par une terrible épidémie de choléra. Alors que la commune avait enregistré cent quarante-trois décès en 1848, deux cent soixante-deux morts ont été constatés l'année suivante. Corbeil était alors peuplé d'environ quatre mille cinq cent habitants. Parmi ces nombreux décès, environ cent vingt seraient dus à la terrible maladie qui a ravagé nombre de régions françaises. Alors qu'il assurait ses fonctions de médecin
chef à l'hospice civil de Corbeil, le docteur Edouard Petit a
lui-même été contaminé par la maladie infectieuse.
Il s'est éteint le 4 juin 1849, le même jour que son épouse
qui avait aussi contracté le fléau. Il avait alors soixante-huit
ans. Quant à son fils, il est également mort du choléra
le 27 mai 1849. Il était âgé de quarante et un ans. * * * |
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