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Histoire des noms et des lieux

La Montagne du Vieux Marché

Très pentue, la montagne du Vieux Marché est une voie très ancienne.

 

 

 

 

 

Partant de la route de Saint-Germain, non loin de la place Saint-Léonard, la Montagne du Vieux Marché finit sa course à la limite du territoire de Saint-Germain-lès-Corbeil. Cette petite voie très pentue est aussi ancienne que la commune de Corbeil.


Un village peuplé d'indigènes

Selon les historiens avertis, le hameau du Vieux Marché, partagé entre Saint-Germain-lès-Corbeil et Saint-Pierre-du-Perray, serait le berceau de la cité corbeilloise. Il faut savoir que durant les premiers siècles de l'ère chrétienne, sous l'occupation romaine, le vieux Corbeil était une villa (village) édifiée à proximité du Vieux Marché, quartier attaché plus tard à une bourgade qui prendra, au VIème siècle, le nom de Saint-Germain-le-Vieux-Corbeil. Formé de simples habitations faites de bois, d'argile, de terre battue et de chaume, la petite localité s'étalait à flanc de coteau, sur la rive droite de la Seine, afin d'éviter les fréquentes inondations du fleuve. Nommé Corboïl (Corboilus vicus), ce village était peuplé d'indigènes qui vivaient surtout de la pêche, ainsi que de bateliers et de chasseurs attirés par la proximité des forêts de Rougeau et de Sénart. A la même époque, la commune d'Essonnes existait déjà sous la forme d'un camp militaire romain appelé Exo (Exona) ou Esso. Celui-ci abritait des relais de chevaux de poste qui parcouraient la voie romaine reliant la ville impériale de Rome (Italie) à Paris (Lutétia). Cette importante artère passait également par Lyon (Lugdunum) et s'achevait dans le Finistère (Fin de la terre).

Naissance du nouveau Corbeil

En l'an 861, les Vikings Northmanns (Normands) ont remonté la Seine jusqu'à Paris. Par la suite, ces envahisseurs venus de Scandinavie ont poursuivi leur course par le fleuve jusqu'au vieux Corbeil, puis jusqu'à Melun (Seine-et-Marne) en détruisant tout sur leur passage. Prévenus de cette invasion, les habitants du vieux Corbeil ont fui loin de la Seine pour se réfugier dans les vastes forêts de la rive droite. Une fois le danger passé, les premiers Corbeillois sont revenus dans leur village qui avait été totalement dévasté par les Normands. Toutefois, craignant le retour des envahisseurs, ils ont préféré se rassembler sur la rive gauche de la Seine et se placer sous la protection d'une forteresse édifiée au milieu du Ier siècle par le romain Cneius Domitius Corbulo, gouverneur des Gaules. Ce château, construit pratiquement au confluent de la Seine et de l'Essonne, servait alors à surveiller la navigation sur le fleuve. C'était également une plaque tournante essentielle pour le transport par eau de marchandises venant du poste militaire romain implanté à Essonnes et destinées à ravitailler Lutétia (Paris). Après bien des palabres, le roi Charles le Chauve (823-877), a finalement donné l'autorisation aux Corboïliens de la rive droite de s'installer définitivement sur la rive gauche de la Seine. Ainsi, le nouveau Corbeil devait naître sous le nom de Corbolium et se développer autour du château fort carré réalisé par Domitius Corbulo plus sept cents ans auparavant. A noter qu'en 1627, il ne restait plus qu'un étage de la forteresse aujourd'hui totalement disparue.


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